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A la rencontre des chefs
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BOLE BenjaminDIJON
Pour notre retour cette semaine à Dijon, c'est à une adresse à l'allure de bistrot lyonnais que nous vous invitons. Mais 'Chez Léon', c'est un peu comme à la maison et la cochonnaille, ça se mérite, ça se partage et ça laisse surtout la place à d'autres inspirations quotidiennes. Tout y est et, comme on dit...tout est bon! L'ardoise, les tables, les nappes, les set de table 'à la tête' du patron (sa grand-mère vous dirait qu'il ressemble fort à ce fameux grand-père dont il a emprunté le prénom), le tablier...et l'ambiance bon enfant des midis de retrouvailles où l'on apprécie un petit verre entre amis devant des plats qu'on avait presque perdu l'habitude de voir inscrits à la carte. . Tous ensemble dans la même salle, dans une proximité sympathique car, si tout le monde se connaît ou presque, les petits nouveaux sont bien souvent là par le bouche-à-oreille. Un peu plus feutrée le soir (on adore la petite salle et ses rideaux de dentelles tirés sur la rue calme), l'ambiance s'accordera plus volontiers avec la carte finement travaillée, pleine de charme pour les amateurs d'andouillette, rognons, pièce de boeuf ou champignons de tout genre. Ne vous fiez pas aux seuls ingrédients (et croyez-moi, les femmes ne disent pas non !), les préparations, parfois insolites, revisitent les grands classiques. Ainsi la terrine tiède de pied de cochon et son jus aux herbes, les rognons de veau aux morilles ou encore la poelée de saint-jacques fraiches et sa purée de rattes aux truffes. Les champignons réveillent les viandes et ici, les oeufs cocotte flirtent avec les écrevisses. Et après ça, vous prendrez quand même bien un petit dessert...ils sont tous maison ! Chez Léon, ou plutôt chez Eric Cordelet, la tradition, ce n'est ni le kitsch, ni le roboratif ; c'est quelques souvenirs d'enfance qui remontent aux narines, à l'époque où Eric jouait déjà de sa bonhommie dans le restaurant familial de Quémigny-Poisot ; des réminiscences qui donnent envie de se faire plaisir et de partager ce bonheur de la cuisine 'qui a du goût'. Avec Benjamin Dole, le chef, le duo s'accorde au plus près des envies et des savoir-faire de chacun. Si l'un manie plutôt bien la spatule et les cuissons, l'autre, à n'en pas douter, s'y connaît en arômes subtils et manie mieux que personne le tire-bouchon. Elevé dans les vignes (Gevrey-Chambertin) et amateur averti, Eric se réserve, en salle, le conseil pour les vins. Et si le tableau des suggestions varie en fonction de l'arrivage des produits du marché, l'ardoise des vins, bien plus impressionnante encore, affiche aussi bien les standards de haute tenue que de petites découvertes à prix abordables. Chez Léon, on est décidément pas chauvin et il n'est pas rare que le coup de coeur du patron ait été élevé dans une autre région. A la bouteille ou au verre (rien de tel pour déguster qu'un grand choix à consommer en petite quantité), la sélection ne réserve que de bonnes surprises. Ce passionné n'avait donc qu'un pas à faire, ou plutôt qu'une rue à traverser, pour aller installer son bar à vin sur le trottoir d'en face. Atmosphère cosy et piano bar pour ce Caveau de la Chouette qui accueil aussi groupes et boeufs musicaux tandis qu'on continue à savourer le cochon de l'autre côté. Pas étonnant que le chef déteste le mouton (qui du coup n'a rien à voir dans l'histoire)... Alors, à bon entendeur salut . Vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous a pas tenu au jus. |
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